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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 17:42

C'est l'épiderme frissonnant

Que le chant me pénètre et me transporte

Tel un oiseau

Vers les cieux d'une liberté nouvelle.


J'entrevois des lieux

Enfouis dans la mémoire de l'Homme.

Pourtant, coupée des autres, isolée...

Sensibilité, émotivité,

J'ai envie de pleurer...


Je voudrais me laisser voguer

Sur ces ondes mélodiques

Et me mélanger à l'air...

Chacun de mes organes

Devient alors le réceptacle

De cette profondeur vocale,

De ces abysses de frissons...


Mais que disent-ils ?

J'entrevois la porte de sortie de mon âme.

Une autre dualité voit le jour :

Mon corps bloqué en un lieu,

Assis, détendu, lourd, et

Mon esprit scrutant la moindre faille

Pour s'échapper et s'envoler

Vers les cieux...


Et ces notes, pèles mêles,

Là, défilant devant moi...

Ma voix, cassée,  n'y entend rien.


Au loin, un homme gonflé d'espoir

Regarde l'horizon

Et, dans un souffle de vent,

Scrute tout le bonheur qui l'attend

Le pire n'est peut-être pas derrière lui

Mais qu'est-ce qui peut être pire

Que de perdre l'espoir ?


Nadia

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 16:53

 

           Dans le château de ma mère, je voudrais mordre, griffer, insulter, torpiller les détenteurs de lumières scientifiques. Devant la niaise -c'est moi- le scintillant savant, en marcel costume cravate, descend de son nuage ; je voudrais l'esquiver. Il ne manque qu'un moine, patelin et stupéfait de ma mécréance.

           Comment rire, chanter, sentir la vie dans un audacieux élan, respirer la rose et cueillir les chardons, quand des pensées tordues, de pesantes lenteurs de réaction vous tourmentent.           
         Penser sainement, faire du vélo, nourrir le baudet, courir joyeusement, les cheveux défaits et libres, vers de tendres moments, je ne sais plus.
          Je ne peux que crier silencieusement.

 
 
 
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 16:53

Une base de tonalité

Une couleur

Et jouent autour les variations

Le chant continu dans la pluralité des voix

 

Toute une communauté scande

Ce qui a été transcrit, avant eux  avant

 

Ils chantent

Des fleurs voix montent

Toujours montent.

 

 "Et viens par les chemins,

  pousse tes jambes

  dresse toi en colonne

  porte ton regard à un mètre de toi.

  Fais pivoter ta tête.

  Regarde.

  Puise aux narines   tends tes mains devant.

  Tu vas creuser,  derrière est passé, continue ton avancée "

 

  C'est les voix du cœur, celles qui chantent à plusieurs.

 

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 16:50
 
 


1.Une porte dans un mur. Une porte fermée dans un mur de pierre. Une porte qui donne dans le vide ou dans le plein. Une porte fermée qui ne s'ouvre pas. Je n'en ai pas la clef.

Je cherche mais je ne trouve pas d'issue, pas de passages entre la porte et l'écriture.

La porte est fermée pas moyen de la pousser, de la briser, de la bruler, ce n'est qu'une image de porte fermée.





2.Une ombre noire de cyprés sur un mur. Encore un mur,  une fermeture, une ombre qui s'étire, une ombre noire par une journée ensoleillée. Choc des titans entre l'ombre noire et la lumière écrasante du soleil.


















3.Un chien sur un mur qui picore du pain dur. Un chien sur un mur la tête dans le ciel. Un chien enfermé dans l'espace du ciel. Un chien qui rêve de s'envoler, loin des portes et des murs, loin des portes fermées, des murs et des ombres noires. Un chien sur un mur attend l'heure de l'ouverture des portes, sous le soleil, sans l'ombre d'un doute.














8.Un bar fermé, toutes portes closes, pas moyen d'y pénétrer. Absence totale de lumières, seulement de l'ombre. Tout est fermé. Le banc est déserté, personne à l'horizon. Les volets de bois à la peinture écaillée invite le chaland à passer son chemin.

Non décidément il n'y a personne.















9.Cloître, monastère, pierres, ombres et lumière. Toutes portes closes, pas d'ouverture seulement des dalles qui accueillent les pas du moine en retraite réfugié, dans sa solitude méditative.



















6.Afin d'éviter tout retard et toute dispersion veuillez attendre dans le cloître.

Attendre enfermée dans un cloître de pierre, dans l'ombre noire des cyprès. Veuillez me donner la direction de la sortie . Je tourne en rond depuis le début.









5.Un profil enfermé dans la pierre. Il s'est cassé le nez, à tenter de s'en échapper. Le nez brisé, il ne peut plus bouger. Il peut seulement attendre qu'un visiteur s'approche pour rompre un tant soit peu sa solitude de pierres enfermées dans la gangue d'une colonne.
















4.Profil fans un paysage. Un géant se repose du tumulte entre deux montagnes. Il est seul endormi depuis des décennies, il attend le randonneur suffisamment habile qui saura le débarrasser de sa torpeur minérale. En attendant il dort et de ses rêves de pierres jaillissent des torrents en cascades.




7.Un homme seul, seul mais libre d'aller où bon lui semble. Libre de bouger, de danser et de rire. Rien ne l'entrave. Aucune ombre, juste de la lumière, de l'herbe et des pierres.

Des pierres toujours mais pas de murs. Ils se sont enfin écroulés. Le temps qui use toutes choses en est venu à bout.

Seul mais enfin libre. Plus de portes fermés, plus d'ombre, plus de murs.


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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 16:48

Je me souviens les pierres le bois  la forêt

 

Je me souviens le cloître et sa croix de pelouse

 

Je me souviens les images et la photo les ciseaux

 

Je me souviens la femme nue à la poupée au ventre

Il fallait décrire l’image les autres ne la voyaient pas

 

Je me souviens les lectures collectives

 

Je me souviens le clown de Guillevic

 

Je me souviens

 

Je me souviens  des deux gamins jouant au ballon

En noir et blanc

 

Je me souviens les cercueils de pierres et les corps

Disparus.

 

Je me souviens  les pré- poèmes aux multiples visages.

 

 

 

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 16:42
 

Un château ! Ne pas le mordre, peut être le torpiller avec des lumières. La niaise en scintillant marcel, sur un nuage pour esquiver le moine stupéfait.

Rire et se sentir audacieux en rose sur les chardons.

Tordues sous les lenteurs à penser d'un vélo baudet puis courir avec des cheveux tendres pour ne pas crier.

 

Un baudet audacieux pensait à mordre dans les tendres chardons qu'il sentait au loin, au dessus d'un scintillant nuage.

Une niaise à vélo criait sous les lumières qui torpillaient le château. Elle esquivait le moine stupéfait qui riait. Tout deux couraient en marcel une rose dans les cheveux

Que de lenteurs tordues !

 

Un immense château de sable, mieux vaut ne pas le mordre à pleine dents, plutôt le torpiller avec des bombes à eau. Sous les lumières ardentes du soleil, une niaise se prélasse dans le sable scintillant. Torse nu sans son marcel sempiternel car aucuns nuages à l'horizon , juste le soleil à esquiver, se dit le moine stupéfait par la chaleur.

Hébété, il se met à rire, pour ne plus sentir la chaleur oppressante.

Il rêve au temps où audacieux, il recherchait la rose au milieu des chardons.

Vade retro pensées tordues. Pourquoi tant de lenteurs à penser ?

Prendre un vélo ou pourquoi pas un baudet et fuir cette chaleur.

Surtout ne pas courir, prendre son temps.

Les cheveux collés par l'eau salée ne sont plus très tendres.

Surtout ne pas crier.

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 16:40

Dans ce château : « Mordre et torpiller ! » et ce, sans les lumières !

Là, une niaise en scintillant marcel, au-dessus des nuages...

Tout ça pour esquiver le moine stupéfait par son rire.

Tout pour ne plus sentir l'audacieux en rose !

Sur les chardons, en tordues lenteurs, sans plus penser au vélo mais plutôt au baudet, sans courir...

Avec ses cheveux tendres...

Mais comment ne pas crier ?!

 



Le moine audacieux


Il ne sentait pas la rose et courait souvent loin devant son Baudet (il n'avait pas encore pensé au vélo...) jusqu'au château.

Parfois les lumières, pas tendres, torpillaient tant son marcel et ses cheveux, à travers le nuage que, scintillant, la niaise l'esquivait en riant.

Alors il criait, stupéfait (il aurait mordu même !!!)

« Tordues ! Chardons ! Lenteurs ! »



Bobo


A son arrivée au château, il ne savait que mordre et torpiller les domestiques de cris stridents.

Il avait peur des lumières artificielles et n'acceptait que les caresses de la niaise maîtresse de maison. Scintillant était alors son sourire...

Il ne dormait qu'avec un marcel couleur de nuage sous son nez frémissant.

Son grand souci était d'esquiver sans arrêt le moine d'à côté... A chaque fois il était stupéfait d'entendre son rire gras et de sentir son audacieux parfum de rose porcelet.

Il détestait les chardons piquants et les branches tordues des ronces.

Parfois, pris de rêveuses lenteurs, il se laissait à penser à sa lointaine enfance...

Il adorait sauter après les vélos et surtout agripper la queue du baudet entre ses dents !

Mais son plus grand bonheur était de courir vers sa belle niaise aux longs cheveux et aux tendres caresses, et l'entendre crier : « Bobo, à la niche !! »

 

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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 16:36

Regarde le château, une vraie tartine à croquer à belles dents, à torpiller du sourire des lumières.

Interdite l’admiration niaise, les adjectifs du genre scintillant. Il faut déboutonner son marcel, malaxer du nuage, réduire le moine en poudre. Verser quelques gouttes de  stupéfait pour rire la moindre mouette. Sentir... même si  le pli audacieux de la rose t’arrête, te rend à tes chardons. Oh ! dans ces nuées tordues, que de lenteurs à penser, sans parler du petit vélo dans la tête, sacré baudet têtu, vilaine bête,  courir n’est pas mourir… Les cheveux du désert, parcimonieux à souhait, ont quelque chose de tendre. On peut crier dans le vent à tue-tête, comme un enfant qui fait ses poumons
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 16:36

Brouillard


Penchée sur la rampe du balcon de dentelle, perdue dans les vals, j’attends la nuit. 

Les yeux fermés, je voie les camions ventres lourds s’engouffrant sous les routes.

Dans ma tête les oiseaux lourds criant leur détresse, s’allègent de leurs plumes.

Je regarde sans émois, s’éloigner la poussière jaunie par la pluie. Sans regrets je la suis.

Mes cheveux s’enroulent dans le ciel. Changeant les nuages en gouttes, le brouillard m’enveloppe.

Les mots brisent leur prison. Ecorchés aux genoux mais lucides au cœur, ils ouvrent le livre.
FF
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22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 16:33

 




Je me sauve du château.



J'ai une folle envie de mordre à la vie.



Ils m'ont usé, à trop me torpiller sous de divines et saintes lumières. Je ne suis qu'une pauvre niaise, j'ai bien voulu y croire, à leur ciel scintillant.


J'avais chaud, mais pas moyen de se mettre en short et en marcel. C'est quand, dans ma tête, est

passé un nuage que j'ai compris.

Ça m'a refroidi tout de suite.


Le plus dur a été d'esquiver la surveillance, la vigilance du moine. Lorsqu'il découvrira ma fuite, il sera stupéfait. Il a tant cru en mes talents divins.

A imaginer sa tête, j'ai une folle envie de rire ! 


Pour le moment, j'avance.

Je peux enfin sentir l'air sur ma peau.


C'est audacieux de sortir de cette prison. Ils me l'ont présenté comme une rose, mais je me suis piquée, ce n'était que chardons. Ma tête, mes tripes, ils les ont tordues.

Il faudra des années pour m'en remettre, des années de lenteurs pour arriver enfin à ne plus y penser.


J'ai peur qu'il me rattrape.

Je dois chercher un vélo. Eux, ils voyagent à baudet.

Pour le moment, je marche. J'ai peur, je me mets à courir.

Quel bonheur de sentir l'air dans mes cheveux.



Je voudrais oublier. Il faudra des années tendres.



A ma vie, j'ai envie de crier.

 

 

 

Sabine

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