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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 21:47
   

 

 

Show must go on

A côté de chez Jean-Claude, l'étal n'a pas de nom mais l'on s'y presse. Ici, on repère vite le sens de la file. Allez zou. Plus le tartare est maigre, plus il est gourmand. 7€22, 25, 50 et 2 qui font 10. Allez merci allez bonne journée. La daube 2009-2010 est arrivée.

Chez Jean-Claude, il n'y a pas de file. Quand une endive tombe par terre, on la ramasse et on la remet sur le dessus de la pile. Do you really want to make me cry ? Ici aussi, on aime l'endive.

 
 
J'ai derrière moi deux ailes déployées qui me soulèvent, face au fleuve qui plus bas charrie, draine et emporte. Je flotte.
A côté de moi, un homme déplie une carte de la ville, la pose au sol et s'assoit dessus. Il trône.
 

 

 sentier d'ecriture St Cyprien10

Effet de loupe sur fourmilière.

A l'intérieur du bocal, pas de buée sur les parois.

Juste de l'autre côté, des suggestions qui n'en sont plus.

Un peu plus loin, une rangée de boîtes se proclamant en service qui crachent des papiers.

Entre les deux, pas de sens de file. On a les mains dans les poches ou on ne les a pas. Circulation savante. A pied ou sur des roues, on se dépasse, on freine, on accélère. Au dessus des têtes, unies ou rayées, flottent, sur fond bleu, des insignes, des interdits, des invectives, des invites.

Petit carrefour urbain piéton. Microcosme grouillant, percées de lune.

 



 

 sentier d'ecriture St Cyprien5  

Hier: naissance de mon père.

Éclat de rire de ma mère, qui reconnaît son compagnon, qui l'appelle par son nom.

Aujourd'hui leur portrait danse au dessus de ma tête. Lente oscillation des visages, ombres changeantes. Joues en feu, joues creusées, narines ouvertes. Les années passent au fil du vent. Majesté du cadre.

Demain : orage sur le monde. Demain : Égalité des chances entre oui et non.


N comme Noir(e)

café revigorant ou vierge protectrice : source d'espérance.

 

P comme Pied

appui et propulsion. A la longue, unité de mesure. 

 

 

ecriture detail8
Hélène Dedryvère


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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 21:11
 


À partir de maintenant… c’est l’accumulation.

 

Voilà.

 

Me suivras-tu chez Jean-Marc ? chez Claude et Corinne ? chez Francis ?

Chez Jean-Yves ?

Chez Manu ??

Dérive du côté de l’Azura, de la Menorquina, de la Reginella, de la Bizerba et de la Frulesa, de la Dona Juana…

Ce sera tout ?

Dérive du côté de San Subra…

 sentier-d-ecriture-StCyprien3-4.jpg





















Maintenant, c’est le soir

On accumule les étoiles les siècles et les moutons.

Il y a toujours le trésor, et au cœur de ce trésor, une lumière à éteindre…

Ne pas troubler le sommeil de Jean Balette.

 

Longe, frôle, passe sur le côté.

La place se creuse dans le dos.

Respire à grands coups.

S’arrête au bord de l’eau. La rirette la rirette.

 

Là, ce qui flotte, c’est des feuilles de Hêtres tremblantes, des morceaux de tiges, des poussières blanches, frémissantes, des pétales disséminés.

— De l’autre côté de ce qui flotte : un hurlement d’enfant à la face du soleil, deux hommes qui courent —

Ce qui flotte encore, c’est des mouettes en résistance, une feuille d’érable rouge, deux feuilles de peuple plié, un bâton. Une perche ?

 

Une volée de canards noirs battant de l’aile

se pose sur les faîtières de l’hôtel,

ça bave joliment sur le ciel.

 

Le regard s’arrête là. On s’affale dans l’ambiance, on se détend, on s’oriente.

 

Alors il y a la bouche qui s’ouvre, qui mastique, qui réfléchit.

sentier-d-ecriture-St-Cyprien15.jpg

Ensuite il y a le silence, de l’autre côté de la vitre.

Il y a la vitre. Avec dedans, une danse de gestes incohérents.

Sans cesse les mains touchent le corps auquel elles sont reliées, le palpent et le frottent. Front. Menton. Cheveux. Mains. Lèvres. Front. Menton. Cheveux.

Suivre une artère jusqu’au bout, sans s’énerver. 

Faire avec la marche des autres, une mécanique du balancement.

 

Et s’arrêter…à ses pieds.

Notre Dame la Noire, je vous écris pour vous dire que je préférais votre robe d’avant.

 

Dessus puis dessous, des sons de cloches dans le lointain,

Des trous de mémoire pour l’infini.

 

Canevas de haute couture en petits points de Croix pour Thérèse d’Avila

 

Le chant de l’orage est une morsure ramassée du temps, et je dévore des yeux cette menace. Je ramasse mes 2 poignets, les recouds avec du fil, les pose sur mon ventre jusqu’à vendredi, vendredi qui peut-être sera dramatique, vendredi qui est déjà un buste ramassé du temps…

 


Râle de la ville.

 

 ecriture detail10
Marie Frécon

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 14:42
sentier d'ecriture St Cyprien10


Boisson chaude urgente.

Petite table ronde cerclée d’une vague dorure, qui retient une vitre.

A l’intérieur, la pub du moment : « et si vous assumiez vos envies.. ». ça sent l’arnaque !

Les chaises aux rayures rouges et blanches ont un cannage en plastoc.

Musique de fond , assez bof .

Dans le reflet de la glace, un homme seul , le regard éteint ;  dans son prolongement, un poster déchiré de Coca Cola.

A travers la vitre, des grues installent les premières rangées de guirlandes de Noêl ;

Un bus klaxonne, et manque d’écraser le vieil homme.

Il est vrai que le trafic est incessant, les piétons, les bagnoles, les vélos, les poussettes, les cabas, tous ces gens, tous ces bras chargés de paquets qui sortent des grands magasins.

La file d’attente s’allonge devant l’entrée du parking .

A l’autre bout, l’escalator ne cesse de rejeter ses passants.

Les gens sont fades, les  trottoirs font sale, cette place est vraiment moche.

Je cherche du regard quelque chose de sympa.

Il y a bien quelques feuilles encore tenues aux arbres, et puis du soleil qui se risque sur le haut des immeubles.

Le chocolat chaud commence à faire de l’effet.

 Le « pschch » du percolateur devient chaleureux.

Dans le miroir, un couple s’est installé ; la jeune femme a mis du rouge sur ses lèvres, son compagnon sourit, ils se parlent.

 Le Musée des Augustins est en pleine lumière ; les passants ont meilleure mine.

 Au fond de cette place, débouchent  des rues piétonnes, les façades de briques s’éclairent. Aux balcons, à l’abri des anciennes ferronneries, les volets ouverts réveillent  leur couleur bleu pastel .

La vie va mieux !

 

ecriture detail13-copie-1
Florence 

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 14:19
sentier d'ecriture StCyprien14


A
ssise côté soleil de la Place du Marché, à distance raisonnée du Sans abri et de sa bouteille de Rosé. Son visage tuméfié. Il est « moins dix »

 

Bateau, là sur la photo. Je suis sur le pont, nous croisons le phare de la Dalbade, cap sur l’île de Tounis.

 

Caniche : sa maîtresse lui a mis son manteau écossais pour aller au marché. Tous deux sortent de chez le coiffeur, le poil blanc et frisé.

 

Derrière les dômes d’épices des pays chauds, bien obligé de frotter ses mains pour les réchauffer !

 

Exil, c’est quand on est expulsé ou quand on est accueilli ?

 

Fleuve : le lieu, le lien, le liant d’une journée ensemble.

 

Geneviève Rojtman :06 33 45 39 10

Sentier d’écriture. 9h45 métro St Cyprien. Sortie Pont St Pierre.

 

Huîtres de « Chez Ginette », la mer sur un plateau. L’air prend un goût de sel.

 

Itinéraire, cheminement, traversée, passerelle.

 
« Je vais t’amener à voir, toucher peut être, sentir ce que je vis moi-même… », déchiffré sur la voûte du métro des Carmes.

 

Klaxon et sirènes des ambulances ; choisir son filtre intérieur ; vivre des instants de bruits et de silences, d’ombres et de lumières, de froid et de tiède…( depuis le Quai de l’Exil)

 

Le coude de la Garonne, face au Bazacle, » le petit gué », les îlots sur le fleuve, où des arbres ont choisi de pousser.

 

Marché St Cyprien, voyage à travers les espaces multisensoriels, le temps nécessaire à notre plume pour se dégourdir, et au soleil pour s’étendre sur la place.

 

Noël, les guirlandes de lumière accrochent les rues entre elles. Les enfants dessinent des étoiles ; les chants s’élèvent dans le chœur des églises.

 

Odeur de cuisine chez la bonne du curé. Au centre de la cour du presbytère, le palmier se décharne avec la tristesse d’un Christ crucifié. Les fientes des pigeons recouvrent la pierre tombale de Jean Balette, 1752. A l’intérieur, des enfants dessinent des étoiles.

 


Ponts , passerelles, construire des liens entre deux rives, pour ne pas tomber dans les vides.

 

«- Qu’est ce que c’est bon ! Je n’arrête pas de manger !

« -Bah ! c’est l’hiver qui fait ça ; Six euros vingte trois s’il vous plaît ! »

 

Répétition des chants de Noël dans le chœur de St Nicolas. Au signal, tous les enfants dressent leurs étoiles vers le ciel.

 

Sentier d’écriture, sentier de navigation. Aujourd’hui, Toulouse est un port.

 
T
ableaux de couleurs, bouquets de fruits, grenades, kakis, mangues ,coings, kiwis…

 

Un espace  "entre"… Entre deux hôpitaux, entre deux rives, entre deux ponts. Ouverture d’une vue sublime sur l’autre quai .

 

« Vingt minutes d’écriture dans la résonance de cet espace »

 

Watercloset : étape technique du Musée des Abattoirs ; L’éléphant n’est pas abattu pour autant, il fait la pirouette autour de sa trompe.

 

X, vers les dernières lettre de l’alphabet. Départ pour une autre communication ; Au-delà des mots.

 

Yeux, les nôtres, collés sur la voie lactée du métro des Carmes, à la recherche de rares notes déchiffrables.

 

Zigzag à travers les ruelles, l’Estrapade, la Réclusane…, s’enfoncer dans les replis intimes de St Cyprien.



sentier d'ecriture StCyprien1
.

ecriture-detail13.jpg
Florence

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 13:06
sentier d'ecriture StCyprien9
 

La météo est avec nous
Lumière rasante dans le matin frais.

Et nous voilà partis sur le sentier ? de la guerre ??? arrête, on n’est pas là pour rigoler.

Vers le joli marché et le sourire impeccable de la vendeuse de pousse moutarde.

Elle est la reine de son étal, qui pète de toutes les couleurs possibles.
Geneviève a dit 1 photo, U-N-E

Et me voilà embarquée dans un diaporama .

Comment choisir parmi toutes ces vues de bouffe étalée. Bonne, la bouffe ; ça se voit. Ça ne se sent pas. Aujourd’hui toutes les odeurs m’ont manqué. Dommage, un marché sans son nez. Pour les oreilles, rien de tonitruant. Ça ne gueule pas à St Cyprien. En tous cas, je n’ai pas souvenir d’avoir entendu.

Peut-être trop de bruits de voitures. Maudites voitures. Rêver la ville sans voitures.

Sortie du rêve, au débouché  sur le Quai de l’Exil.

Immersion dans le grand calme du fleuve, cadre pour l’œil, la proportion parfaite : l’arrondi du mur, la ligne verte de la rive droite, et la  poupée jaune (le bonnet), blanche (la veste), bleue (la culotte), rouge (les chaussettes),  sous le ciel délavé, et le vol des mouettes. Evocation des photos des murs de Leningrad et de ses hommes lézards dans le soleil du Nord. Toutes ces rives ont vu défiler tant d’Histoire(s), avec ou sans H majuscule ou s.

 

 sentier d'ecriture StCyprien10

 


 

Ces murs emplis des murmures de tous les hommes passés au travers de leur vie.

Journée passée à passer, le long des rues, le long du fleuve, au-delà du fleuve, au travers des places.

Passage au café, passer son carnet à l’autre. Surprise du reflet sorti de nulle part. Passage de l’image par le miroir et la vitrine. Retournement de l’image, tromperie, confusion ; un coup à l’envers, un coup à l’endroit. Pour une  non-photo totale : un store : « Epil Center » écrit en blanc sur fond  noir et « Modelage » en noir sur fond rouge, dans la foulée. Mystère des traversées de miroirs. Pour une connerie urbaine.

Faire du tricycle sur un trottoir, quand on voudrait rester au chaud à la maison.

Difficile apprentissage des obligations citadines par ce petit garçon qui pleure à chaudes larmes. Il fait soleil. C’est samedi. Maman a décidé qu’on irait faire du vélo. Avant de rentrer à la maison. Apprendre, toujours apprendre, encore une traversée vers l’inconnu de la découverte. La lettre A de l’abécédaire. Un GROS mot, pour commencer !

Et pourtant un des derniers écrits. Avant la plongée sous la ville pour être submergée par la vague noire de la voie lactée du métro.

Long moment souterrain, installée dans la marge, près de la ligne de fuite des carreaux infinis, percés de trous d’où peut surgir n’importe quoi ou s’échapper tout aussi…

 

 

sentier d'ecriture StCyprien11

Y pensent-ils seulement un jour, ceux qui courent tous les jours dans les escaliers, après un temps trop compté ? Derrière leur boulot, leurs enfants, leurs amours enfuies ?

Savent-ils qu’ils subissent ce flux à chaque passage ?

Le jour où on leur retirera leur vague noire, elle leur manquera. Ils ne sauront pas pourquoi.

Est-ce un retour dans le ventre maternel, et une nouvelle naissance, aller/retour quotidien pour les réconforter de leur vie misérable ???

Passages……………

ecriture detail7
Catherine de Lagabbe

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 12:40
 
sentier d'ecriture St Cyprien4

 


Courbe – lumière – fentes - traits – rupture – cisaille – échappées – clous – mur carrés noirs – perspective – infini – faïence blanche – grille – perte – fleuve noir – roman policier ? voie lactée ? double ? simple ? questions – taches, effets – reflets – orange verdâtre – pékins - indifférence

 

Aventure écrivaine.

A la marge du troupeau, regarder, observer, entrer dans le décor.

S’y fondre.

Un mec a eu l’idée étrange de garder des pages A4. écrites. Quels écrits ?

Peu importe.

Ce qu’il lui fallait, c’était le nombre. La durée. L’enfoncement dans la contrainte.

Ecrire tous les jours sans doute.

Savait-il où il allait ? voyage vers l’inconnu.

Au bout de la nuit ? au bout du métro.

Qu’en pensent-ils, tous ces passants ?

Ont-ils seulement vu que le décor n’est pas banal ?

Croquis. Tache rouge. Lire. Distinguer. Laisser l’œil sentir la lueur plus diaphane.

La comète n° 13 émergence dans la mer d’encre noire, (ou violette ?)

Trous des pages, étoiles de la Voie Lactée, repères (repaires ?)des clous noirs.

Ecrits lavés, rincés, essorés ??

La nuit revient, seule la fente du centre tire l’œil.

Ronflement du métro ? de la ventilation ? rythme des trous, des carrés.

Du carré, partout, sur les murs, au plafond, des carrés dans les carrés.

Enfermement dans le carré, pour la forme sans forme, infinie et insaisissable.

Performance technique ? pas meilleure que les murs de brique de Saint Nicolas.

Et finalement, qu’est ce que ça va changer dans la vie des métrovoyageurs ?

 

Du gris – du blanc – des trous – des carrés – du noir – du rythme – violine – tache orange – coucher de soleil ? comète de Haley ? flash rouge et éclair vert du pantalon qui passe, tirant la petite valise – étonnement – questions toujours………

 ecriture detail7
Catherine de Lagabbe

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 12:34
sentier d'ecriture St Cyprien10


Plongée dans la ville

La grand place

Les maisons roses

Le trottoir plus large que la rue

Les vitrines

Les humains

Les vélos les voitures

Les  bornes en pierre pour les endiguer

Samedi après midi

Noël dans un mois

Les couples : monsieur madame, sœur sœur, maman ma fille, grand-père et la poussette

Sur le passage clouté, l’autobus

Klaxon impérieux

Les têtes se lèvent, les regards se tournent vers l’origine du bruit

Dommage, il ne l’a pas écrasée

Il n’y avait rien à voir

Avec un peu de chance, un samedi après midi en restant jusqu’au soir, on devrait bien finir par voir, entendre ou même sentir quelque chose à dicter à ce malheureux collègue de sentier d’écriture, itinéraire concocté pour mon plus grand plaisir…

Allez, un dernier pour la sortie : que peut-il bien se passer derrière le store de la fenêtre de l’Epil Center Modelage qui se reflète sur le store du bistrot ????

 ecriture detail7
Catherine de Lagabbe

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 12:22
 

 

Est-ce là qu’ils ont débarqué ? rembarqué pour un autre ailleurs ?

Ces murs ont vu les douleurs et les angoisses. Senti, emmagasiné, les odeurs, la sueur, la pisse, le vomi des enfants, des vieux.

Lieu de mémoire ; lieu de paix en ces minutes d’un automne si tiède. Ponctuées du raclement des avirons sur les dames de nage, tels le battement du poids de la pendule. Le temps passe, n’efface rien, recouvre tout. Les souffrances exilées républicaines comme le reste.

La paix est venue. De surface, pour beaucoup. De fait, pour le spectateur, ou plutôt le promeneur ou le touriste qui fait la photo.

Poupée jaune (le bonnet), blanche (la veste), bleue (la culotte), rouge (les chaussettes), qui court après, sait-il lui-même quoi ? le long du mur, sur l’herbe verte, sous le ciel délavé, et le vol des mouettes.

Bateau amarré. Pimpom lointain, l’enfant parle à la femme. L’homme marche dix pas devant. Samedi matin. 28 novembre. L’ennui pointe son nez. Ils ne vont pas  vraiment quelque part. Ou seraient-ils en avance pour la visite ?

Bruits. Avion. Ville.

Me manquent les odeurs. Heureusement :  derrière moi, dans la niche, une crotte. Tant pis, je lui tourne le dos. Béatitude du moment. Peut-être faudrait-il écrire une histoire ? 20 minutes. Je m’en fous. Je laisse faire. Je suis là pour ça. Ça va venir ; lâcher le crayon, pour le laisser courir où il veut, avec ce qu’il veut pour bagage.

L’île déserte pour emporter les 3 livres favoris : tas de galets enchâssés dans la mousse verdoyante, et… un arbre !!!

Les oiseaux blancs, les oiseaux noirs
Sentinelles du fleuve.

 ecriture detail7
Catherine de Lagabbe

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 12:10
sentier d'ecriture StCyprien7


A
pprentissages de la vie. Le petit tricycliste pleure. Fatigué ? Ennuyé ? Chagriné ? Jolie Maman ; jolie petite sœur, docile. Trop dure la vie. Violence des apprentissages, mais c’est la vie…. Qui vient avec sa force….

 

Déambulatoire. Patience. Traîner. S’ouvrir. Tout prendre. Se poser. S’arrêter. Profiter de tout. Tout est bon à prendre.

 

Emotion. Entrée de la Grave. Souvenir, compassion à moi-même… vite passée. Mais surgie de ce cheminement attentif et concentré sur l’alentour.

 

Froid. Sans blague ?!

Chercher le rayon chaud, comme à la sortie de l’hiver, et pourtant….

 

Képis dans la ville. Ici on n’en voit pas. Lui faire un sort, elle a dit. Voilà qui est fait. Aujourd’hui la ville, donc le képi.

 

Métro. Une autre vie. Parisienne. Rien à voir. Province. Echelle humaine..

 

Opulence de cette ville, de ce pays.

En dépit de tous les discours.
Heureusement que la majorité peut la vivre ; insouciants ??

 

Pipi. Ça fait tellement de bien que faudrait presque toujours se retenir. Ça fait partie des paramètres : il fait soleil, froid à l’ombre , bientôt faim, pipi autoritaire !!

 

Refus de la contrainte. Eglise. Fermeture. Radicale. Rétention. Résistance. Rébellion. Ne pas accepter ce qui oppresse tout : le sens de l’esthétique comme le reste.

 

Souffler. Après-midi. Saturation ? pas déjà. Juste un stop, momentané. S’échapper de ce carnet, de l’étouffement, du dégoût de toute cette emprise sur les jeunes esprits / Formatage, porte ouverte à toutes les intolérances.


V
oitures. Rêver d’une ville sans voitures. Horrible parking. Déboucher au Port de la Viguerie. Choc. Merveille, beauté, équilibre des murs arrondis. Paix du fleuve.

 ecriture detail7
Catherine de Lagabbe

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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 11:48
sentier d'ecriture-carnet1
 

Marcheschi six mille feuillets passés à la flamme, une expérience du temps. Excellence du passage, des mots épars, des soupirs, des mots épais d’où tombaient des cris au seuil de la nuit. Couvertures d’écritures. Le pharaon noir, noir de fumée. La cendre et la cire regroupés en un seul lieu donnent naissance à un grand cri  au format identique. Incandescent. Voûte de râle et oiseau de feu. Luc et la carte des vents. Onze mille nuits sont les pages. C’est littéralement le pinceau au fond du cosmos d’écritures crâniennes. Un fleuve ? 

Point de croix sur noir et blanc. Positif et négatif direction Borderouge. Monte et descend. Descend et remonte encore.

17h03

Rase-motte et grosses pépettes. Champs d’honneur et chants d’horreur. Tricotage de pages qui partent en fumée. C’est du l’ard fumée. Ephémère qui dure longtemps. Qui a la dent dure et le muscle souple, encore un gros plein de soupe.

Vieille carne os Carmes. Talon aiguille pour pied plat. Plat de côte. Pied de cochon. Truisme et Ron et Ron petit patapon. Point de croix. Broderie de pages. D’écriture délice. Serrée et sérigraphiée. Photographiée. La jeunesse rayée nous bouscule dans les escalators, nous pauvres retords. Les mots : je les tords et les retords. Petits pas serrés. Pressés. D’aller là-bas de l’autre côté. Sur l’autre rive. Avec les pouilleux et les lépreux. Les pas heureux. Ici Bling-Bling chante et parade sur un mur noirci de fumée. Funambule qui fait des bulles. D’une page à l’autre et qui rature ses formules alambiquées. Cheveux longs sous sa casquette et clope au bec. Variation sur un même thème. Tout ici mène à ça. De ci de là. Allons, nous dorer la pilule à la Daurade. Les belles robes de la vierge noire. Lacroix exit.  Plus de point de croix. Adieu  Christian ! À Dieu. Bravo le corse. Ça se corse.

 

La lumière

Faiblit

Il fait

Bientôt

Noir, sur

Les pays

Brulés de

Désespoir

3 minutes

Encore et

Puis, pfutt !

Plus rien.

On ferme !

On ferme

Les yeux, on

Ouvre

Et puis plus rien,

Fini.

 
sentier d'ecriture-carnet2

 ecriture detail20
Faby Robinson

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