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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 14:17
textes écrits par les participants du sentier d'écriture Matabiau-Carmes, le 12 mai 2012
 

  marché st cyprien

 

Dès l’entrée, le patchwork coloré d’un étal de fleuriste. Les couleurs s’entremêlent, se répondent. Tout près, celui du primeur est tout aussi coloré. Mais bien plus gourmand ! Asperges, fraises, légumes nouveaux et déjà melons, cerises et pêches… Puis l’odeur alléchante de celui du fromager. Un père, son enfant sur les épaules, s’y arrête stupéfait par la diversité proposée… Comment faire un choix ? Et si on goûtait ?

Tiens, ici on effeuille un chou-fleur  pour lui donner une fraîcheur feinte. « I love Italia » déclare le tee-shirt du primeur, mais les tomates, elles, s’affichent françaises. Tout à côté, d’énormes pains à la croûte dorée courtisent les saucisses sèches du rayon opposé. Tiens ! On y décapite un lapin ! L’homme au béret vante la qualité des produits locaux. Derrière lui s’expose une affiche du stade toulousain.

Plus loin, une poussette promène un enfant glouton, empressé à dévorer une énorme fraise qui éclate en multiples ruisseaux de jus savoureux. Quel délice ! C’est bien le lieu idéal pour développer les papilles de cet apprenti gastronome !

Mais tout près la poissonnière donne des conseils d’éducation : « je lui tape sur les fesses » et poursuit : « faut être ferme ! ». Les sardines s’alignent sagement. Message reçu !

« - Quatre tranches fines. -Jambon blanc mature ? » Le charcutier s’affaire, il est midi, devant lui la queue des gourmands s’allonge, bloquant l’accès aux autres stands. Peu importe, celui-ci est tout aussi tentant : foies gras, confis, gésiers… A cette heure-ci, difficile de résister ! Tiens, et pourquoi pas du magret séché, pour l’apéro ?

 

MIREILLE M

 

 

  marché st-cyprien 2

 

Samedi 12 mai 2012, 11 heures, marché Saint-Cyprien, Place Roguet,

Jean-Jacques Goldman « Quoi que je fasse, rien ne s’efface, je pense à toi… », Refrain, RFM, odeurs épicées,

Je m’avance ;

Bistrot des halles, trois lectrices attablées pour un café, pour deux romans, un quotidien,

Je m’avance ;

Regards croisés, sourires échangés, embrasure,

Le rive gauche, terrasse bleue, temps reposé, capture,

Je m’avance ;

Un autre carnet d’écriture, rencontre, un autre groupe en exercice, partage,

Gariguettes et asperges vertes et puis, l’étonnement de ces sourires légers au bord des yeux, au bord des lèvres, prêts à s’offrir,

Je m’avance ;

Cannage de chaise, un chaland curieux, une discussion engagée, couleurs, œufs mimosas, piqûre de rappel des dimanches de mon enfance, vapeurs des ports chanson de Cabrel,

Je m’avance ;

Zinc, étal de boucher, foie d’agneau, odeur du sang, hauts le cœur,

Lenteur, et le temps retrouvé au rythme de l’accordéon,

Bouquets jaunes, la pluie qui guette, temps de marché, temps partagé,

Le vent qui se lève.

 

KARINE

 

 

  marché st-cyprien 3

 

11 heures, d’abord une odeur de grillade, l’horloge est arrêtée à 10h45

Dommage, un ¼ d’heure avant nous aurions été à l’heure

Musique et fleurs, la fleuriste sur son étal multiple les bobines de  faveurs multicolores.

Dark shadows : Tim Burton,Johnny Depp,

“Chaque famille a ses monstres” : sans blague !

11h07 :

En fait, l’horloge n’est pas arrêtée, elle retarde

Jambes et morceaux, têtes et cuisses, cou jarret,

Tête de moine, le Pourters, le Fleur bleu, Adortza,

Pierre et Marlène, les petits charcutiers,

11h10 :

« Je voudrais une petite souris » demande la cliente,

Je voudrais être une petite souris

Valérie et sa triperie

Les yeux bleus pâle du monsieur que je croise.

En cas de danger ou d’alerte.

Ah les paniers en fil de plastique de couleurs vives pour choisir les légumes et les fruits.

11h15 :

Glace au thé vert qui ne fond jamais, food art japonais

Joël Mellet et son béret basque Un enfant : « elles sont en vrai les glaces ? »

Panne de cheval,

Bruno, obsessionnel a aligné ses poissons

Ai rencontré en vrai le candidat écolo de Toulouse

11h20 :

Demandez l’Huma dimanche, qui n’a pas l’Humanité

Oh un sumo qui palpe des asperges

Jeune femme enceinte, ventre rouge et rond qui achète radis et carottes en botte

Au loin une statue de femme assisse couronnée.

Tomates d’antan et aubergines de Bretagne

Sens de la file merci

St Cyprien marché métallique comme les Carmes et Victor Hugo

Odeur des fruits, RMC : pour les retraités aussi !

Un monsieur prend la photo d’une dame qui prend une photo : Ripolin

Oh des cerises Place Roguet

La pendule retarde toujours, pauvre M Lepicard

La maison n’accepte pas les chèques, tant mieux je n’ai plus de chéquier.

 

DOMINIQUE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by La Chaufferie de langue - dans sentiers d'écriture
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