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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 21:11
 


À partir de maintenant… c’est l’accumulation.

 

Voilà.

 

Me suivras-tu chez Jean-Marc ? chez Claude et Corinne ? chez Francis ?

Chez Jean-Yves ?

Chez Manu ??

Dérive du côté de l’Azura, de la Menorquina, de la Reginella, de la Bizerba et de la Frulesa, de la Dona Juana…

Ce sera tout ?

Dérive du côté de San Subra…

 sentier-d-ecriture-StCyprien3-4.jpg





















Maintenant, c’est le soir

On accumule les étoiles les siècles et les moutons.

Il y a toujours le trésor, et au cœur de ce trésor, une lumière à éteindre…

Ne pas troubler le sommeil de Jean Balette.

 

Longe, frôle, passe sur le côté.

La place se creuse dans le dos.

Respire à grands coups.

S’arrête au bord de l’eau. La rirette la rirette.

 

Là, ce qui flotte, c’est des feuilles de Hêtres tremblantes, des morceaux de tiges, des poussières blanches, frémissantes, des pétales disséminés.

— De l’autre côté de ce qui flotte : un hurlement d’enfant à la face du soleil, deux hommes qui courent —

Ce qui flotte encore, c’est des mouettes en résistance, une feuille d’érable rouge, deux feuilles de peuple plié, un bâton. Une perche ?

 

Une volée de canards noirs battant de l’aile

se pose sur les faîtières de l’hôtel,

ça bave joliment sur le ciel.

 

Le regard s’arrête là. On s’affale dans l’ambiance, on se détend, on s’oriente.

 

Alors il y a la bouche qui s’ouvre, qui mastique, qui réfléchit.

sentier-d-ecriture-St-Cyprien15.jpg

Ensuite il y a le silence, de l’autre côté de la vitre.

Il y a la vitre. Avec dedans, une danse de gestes incohérents.

Sans cesse les mains touchent le corps auquel elles sont reliées, le palpent et le frottent. Front. Menton. Cheveux. Mains. Lèvres. Front. Menton. Cheveux.

Suivre une artère jusqu’au bout, sans s’énerver. 

Faire avec la marche des autres, une mécanique du balancement.

 

Et s’arrêter…à ses pieds.

Notre Dame la Noire, je vous écris pour vous dire que je préférais votre robe d’avant.

 

Dessus puis dessous, des sons de cloches dans le lointain,

Des trous de mémoire pour l’infini.

 

Canevas de haute couture en petits points de Croix pour Thérèse d’Avila

 

Le chant de l’orage est une morsure ramassée du temps, et je dévore des yeux cette menace. Je ramasse mes 2 poignets, les recouds avec du fil, les pose sur mon ventre jusqu’à vendredi, vendredi qui peut-être sera dramatique, vendredi qui est déjà un buste ramassé du temps…

 


Râle de la ville.

 

 ecriture detail10
Marie Frécon

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