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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 12:22
 

 

Est-ce là qu’ils ont débarqué ? rembarqué pour un autre ailleurs ?

Ces murs ont vu les douleurs et les angoisses. Senti, emmagasiné, les odeurs, la sueur, la pisse, le vomi des enfants, des vieux.

Lieu de mémoire ; lieu de paix en ces minutes d’un automne si tiède. Ponctuées du raclement des avirons sur les dames de nage, tels le battement du poids de la pendule. Le temps passe, n’efface rien, recouvre tout. Les souffrances exilées républicaines comme le reste.

La paix est venue. De surface, pour beaucoup. De fait, pour le spectateur, ou plutôt le promeneur ou le touriste qui fait la photo.

Poupée jaune (le bonnet), blanche (la veste), bleue (la culotte), rouge (les chaussettes), qui court après, sait-il lui-même quoi ? le long du mur, sur l’herbe verte, sous le ciel délavé, et le vol des mouettes.

Bateau amarré. Pimpom lointain, l’enfant parle à la femme. L’homme marche dix pas devant. Samedi matin. 28 novembre. L’ennui pointe son nez. Ils ne vont pas  vraiment quelque part. Ou seraient-ils en avance pour la visite ?

Bruits. Avion. Ville.

Me manquent les odeurs. Heureusement :  derrière moi, dans la niche, une crotte. Tant pis, je lui tourne le dos. Béatitude du moment. Peut-être faudrait-il écrire une histoire ? 20 minutes. Je m’en fous. Je laisse faire. Je suis là pour ça. Ça va venir ; lâcher le crayon, pour le laisser courir où il veut, avec ce qu’il veut pour bagage.

L’île déserte pour emporter les 3 livres favoris : tas de galets enchâssés dans la mousse verdoyante, et… un arbre !!!

Les oiseaux blancs, les oiseaux noirs
Sentinelles du fleuve.

 ecriture detail7
Catherine de Lagabbe

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